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Diplomatie : plusieurs pays demandent à JD Vance de ne toucher à rien

Plusieurs pays demandent à JD Vance de ne toucher à rien

GENÈVE — Sans aller jusqu’à parler de malédiction, terme jugé peu constructif par les chancelleries, plusieurs capitales ont reconnu cette semaine qu’il devenait objectivement difficile de rester détendu après une rencontre avec JD Vance. En un an, le vice-président américain a en effet accumulé une série de séquences suffisamment mal terminées pour convaincre une partie du monde diplomatique qu’il fallait peut-être, par simple prudence, éviter de le faire entrer avant la signature des documents. JD Vance est bien l’actuel vice-président des États-Unis.

Le dossier qui a tout fait basculer reste celui du Vatican. Le 20 avril 2025, JD Vance rencontre brièvement le pape François. Le lendemain, le souverain pontife meurt d’un AVC suivi d’un arrêt cardiaque, selon le Vatican. Officiellement, il s’agit d’une tragédie médicale. Officieusement, c’est le moment où plusieurs diplomates ont commencé à regarder les photos de poignée de main comme on regarde un ciel jaune au-dessus d’une centrale nucléaire.

La séquence hongroise n’a rien arrangé. Début avril 2026, Vance apporte publiquement son soutien à Viktor Orbán. Quelques jours plus tard, le Premier ministre hongrois perd les élections législatives du 12 avril, mettant fin à seize ans de pouvoir. Dans n’importe quel autre contexte, on parlerait d’alternance démocratique. Mais accolée au dossier du Vatican, l’affaire a commencé à donner au vice-président la réputation très injuste, mais statistiquement fatigante, d’un homme qu’on préfère saluer de loin avec la main, sans engagement émotionnel.

Puis sont venues les négociations avec l’Iran. À Islamabad, JD Vance conduit la délégation américaine lors de discussions de haut niveau avec des responsables iraniens. Après près de vingt-et-une heures d’échanges, aucun accord n’est trouvé. Des sources parlent d’un moment où les deux camps étaient proches d’une issue, ce qui est exactement le genre de phrase qui, dans l’environnement Vance, suffit désormais à déclencher l’évacuation préventive d’un bâtiment officiel.

Les plus superstitieux rappellent aussi la réunion du 28 février 2025 à la Maison-Blanche avec Volodymyr Zelensky. Ce qui devait être une séquence diplomatique majeure s’était terminé dans une altercation publique qualifiée par Reuters de désastre, après une intervention de JD Vance pendant l’échange. Depuis, dans plusieurs ministères européens, l’expression “ça peut vite partir en Vance” remplace progressivement “ça peut se tendre”.

Face à cette accumulation de coïncidences, l’ONU travaillerait déjà sur un protocole simple. Toute personnalité politique appelée à rencontrer JD Vance devrait désormais n’avoir rien d’important prévu dans les quarante-huit heures suivantes. Sont concernés les référendums, conclaves, votes de confiance, conférences de paix, remariages médiatiques, inaugurations de tramway et remises de décoration à des vétérans déjà un peu pâles. Un premier projet prévoit aussi l’obligation de faire signer les accords avant son arrivée, puis de lui montrer seulement des cartes, des maquettes ou des buffets.

À Bruxelles, un diplomate admet que personne ne croit sérieusement à une malédiction. En revanche, tout le monde croit à la nécessité de ne plus tenter le diable avec quelqu’un qui a réussi, en douze mois, à croiser un pape la veille de sa mort, un allié juste avant sa défaite, une négociation juste avant son effondrement et un sommet avant sa transformation en bagarre de salle des profs. Le terme retenu dans une note interne serait d’ailleurs plus mesuré : “présence à variance terminale élevée”.

Du côté américain, on dément toute responsabilité cosmique. La Maison-Blanche parlerait d’une lecture hostile d’événements sans rapport entre eux. Une ligne défendable sur le plan scientifique, mais que plusieurs chefs d’État jugent désormais insuffisante au regard du principe de précaution. Un conseiller européen résume la doctrine naissante avec sobriété : tant qu’on n’a pas prouvé qu’il porte malheur à la paix, aux papes et aux favoris, il reste raisonnable de le garder à distance des choses fragiles.

Dans plusieurs capitales, la consigne serait déjà appliquée. On peut encore croiser JD Vance lors des grandes photos de famille, à condition qu’il soit placé près d’un ficus, d’un ministre des Sports ou d’un chef de gouvernement n’ayant plus rien à perdre. Pour le reste, les négociations sensibles continueront sans lui, les élections se tiendront hors de son fuseau horaire, et le prochain conclave devrait, par simple bon sens, éviter les visites de courtoisie.

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