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Introuvable depuis 1998, il remporte son 28e titre mondial de cache-cache

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SAINT-ÉTIENNE — Le monde du sport a salué hier la performance exceptionnelle de Bernard Ledementi, 47 ans, officiellement sacré champion du monde de cache-cache pour la 28e année consécutive, bien que personne ne l’ait revu depuis la finale de 1998. Une longévité sans précédent, rendue possible par une qualité rare dans le haut niveau : ne jamais réapparaître.

Le titre a été validé par la Fédération internationale de cache-cache après l’échec d’une nouvelle campagne de recherche menée par trois arbitres, deux anciens champions juniors et un chien pourtant réputé très concentré. Aucun n’a pu localiser l’athlète, ce qui confirme, selon le règlement, “une domination technique totale”.

La carrière de Bernard Ledementi avait commencé modestement lors d’un tournoi régional organisé dans une salle polyvalente de la Loire. À l’époque, les observateurs avaient déjà noté son style minimaliste, son sens du placement et son refus presque philosophique de crier “trouvé”. En finale, il avait disparu derrière ce que l’on croyait être un rideau. 28 ans plus tard, le rideau a été lavé, remplacé, puis donné à une association, mais Bernard reste introuvable.

Cette absence prolongée a fait de lui une légende. Certains affirment qu’il vit dans un local technique municipal, d’autres qu’il s’est glissé entre deux pages d’un annuaire France Télécom. Une hypothèse plus récente évoque un camouflage au sein d’une réunion de copropriété, endroit où personne ne regarde vraiment les visages après dix minutes.

Sa famille assure ne pas être inquiète. “Bernard a toujours été très appliqué. Petit, il pouvait disparaître tout un mercredi dans un coffre à jouets sans demander de goûter”, explique un proche. Les cadeaux de Noël continuent toutefois d’être déposés chaque année près d’un radiateur, “au cas où”.

La Fédération insiste sur la régularité du palmarès. Contrairement à certaines disciplines où l’âge affaiblit les performances, le cache-cache de très haut niveau récompense la patience, l’immobilité et une capacité exceptionnelle à ne pas tousser au mauvais moment. Bernard Ledementi coche toutes les cases, notamment celle qu’on n’arrive plus à ouvrir depuis 2003.

Ses adversaires, eux, commencent à contester la situation. Plusieurs finalistes estiment qu’un joueur absent depuis près de trois décennies bénéficie d’un avantage psychologique excessif. “On ne peut pas battre quelqu’un qui ne participe plus au même espace-temps que nous”, a déclaré un concurrent belge, retrouvé en 2011 dans une armoire, mais trop tard pour marquer des points.

Pour relancer la discipline, la Fédération envisage d’adapter les règles. À partir de 2027, tout joueur devra donner un signe de vie tous les dix ans, par exemple en bougeant légèrement un coussin ou en envoyant une carte postale sans adresse de retour. La mesure ne fait pas l’unanimité : les puristes y voient une atteinte grave à l’esprit du jeu.

En attendant, Bernard Ledementi demeure champion du monde. Une cérémonie officielle a été organisée en son honneur, avec podium vide, hymne discret et médaille posée sur une chaise. Après trois heures d’attente, le président de la Fédération a déclaré qu’il s’agissait probablement “de la plus belle entrée en scène de sa carrière”.

La prochaine édition aura lieu en septembre. Bernard Ledementi est déjà favori, bien qu’il n’ait pas encore confirmé sa présence, ce qui, dans son cas, constitue généralement une confirmation.

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