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Iran : Téhéran accepte de ne plus crier “Mort à l’Amérique” après 22 heures

Teheran - Iran

TEHERAN. Présenté par Washington comme une avancée diplomatique majeure, un nouvel accord de désescalade avec l’Iran prévoirait désormais que les slogans hostiles aux États-Unis ne puissent plus être lancés en soirée, afin de “préserver le sommeil des populations, la qualité du dialogue et, si possible, le voisinage”. Une mesure saluée par Donald Trump comme “un immense pas vers la paix”, même si les menaces, elles, resteraient autorisées en journée.

Selon plusieurs sources proches du dossier, les négociations auraient abouti à un compromis jugé “pragmatique” par les deux camps : Téhéran conserverait l’essentiel de sa colère, mais devrait désormais l’exprimer dans des horaires raisonnables. Concrètement, toute hostilité verbale à l’égard des États-Unis resterait tolérée entre 8 heures et 21 h 59, mais passerait automatiquement en infraction sonore au-delà.

“Nous ne demandons pas à l’Iran de changer de position”, aurait précisé un diplomate américain. “Nous demandons simplement que cette position soit un peu moins bruyante après le journal de 20 heures.”

À la Maison-Blanche, Donald Trump aurait immédiatement salué “une victoire énorme, probablement la plus calme de l’histoire du Moyen-Orient”, affirmant avoir obtenu de l’Iran “quelque chose que personne n’avait jamais réussi : un ennemi qui accepte enfin de se comporter comme un voisin de copropriété”.

Du côté iranien, le pouvoir se serait voulu rassurant. Un responsable aurait indiqué que le pays restait pleinement souverain dans sa capacité à dénoncer l’impérialisme américain, mais qu’il convenait aussi de “respecter les rythmes biologiques, notamment ceux des enfants, des personnes âgées et des gens qui se lèvent tôt pour enrichir des tensions”.

Le texte prévoirait plusieurs mesures d’accompagnement. Les slogans les plus virulents devraient désormais être murmurés après 22 heures. Les menaces balistiques, elles, seraient remplacées par de simples soupirs exaspérés. Quant aux déclarations les plus offensives, elles pourraient être déposées dans une boîte prévue à cet effet puis traitées le lendemain matin par les services compétents.

Dans certains quartiers de Téhéran, l’annonce aurait été accueillie avec soulagement. “Franchement, ce n’est pas plus mal”, confie un habitant. “On peut très bien détester l’Amérique avant le dîner. Pas besoin de faire durer ça jusqu’à minuit.”

Les experts internationaux restent prudents, mais reconnaissent qu’il s’agit d’un tournant. “Ce n’est pas encore la paix”, résume un spécialiste. “Mais c’est la première fois qu’un conflit régional entre dans une logique de règlement intérieur.”

Fort de ce succès, Washington envisagerait déjà d’élargir le dispositif à d’autres zones de tension. Parmi les pistes étudiées : l’interdiction des coups d’État pendant la sieste, la limitation des crises nucléaires les jours fériés, et un système de médiation obligatoire avant toute escalade majeure impliquant des majuscules, des drapeaux brûlés ou un ton jugé passif-agressif.