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Donald Trump veut devenir le seul président des États-Unis

WASHINGTON DC. Officiellement présenté par la Maison-Blanche comme le 45e et 47e président des États-Unis, Donald Trump aurait jugé cette double numérotation “inutilement modeste” et demandé à être désormais désigné comme “le seul et l’unique”. Selon son entourage, il ne supporterait plus d’être associé à deux chiffres alors qu’il se considère depuis longtemps comme une catégorie complète à lui tout seul.

Réuni avec ses conseillers dans une salle décorée de portraits de lui-même se regardant lui-même, Donald Trump aurait été très clair : il ne veut plus être le 45e et le 47e. Il veut être le 1er, le dernier, le central, le définitif. “Les chiffres, c’est pour les autres présidents, les présidents standards, les présidents de série”, aurait-il lancé. “Moi, je suis une édition collector.”

Dès cette semaine, plusieurs documents officiels devraient être mis à jour. Sur les plaques, les communiqués et les pupitres, la formule “45th & 47th President” serait remplacée par des intitulés plus conformes à sa vision institutionnelle, comme “Président principal”, “Président original” ou, dans les versions les plus ambitieuses, “États-Unis de Trump, avec territoire autour”.

À la Maison-Blanche, une cellule spéciale travaillerait déjà à simplifier la chronologie américaine. L’idée serait de découper l’histoire du pays en trois périodes plus lisibles : avant Trump, Trump, et le moment regrettable où il n’était pas là mais où, selon lui, on sentait déjà qu’il manquait.

Dans ce nouveau système, George Washington conserverait un rôle honorifique, mais purement décoratif. Abraham Lincoln serait déplacé dans la catégorie “bons débuts”. Roosevelt serait rétrogradé à “président d’ambiance”. Quant à Joe Biden, il apparaîtrait dans les manuels comme une zone de transition floue entre deux saisons plus réussies.

Le projet prévoirait aussi une refonte du classement officiel. Au lieu d’énumérer les présidents dans l’ordre, les États-Unis adopteraient une nouvelle méthode dite “trumpocentrique”, où tous les chefs d’État seraient simplement évalués selon leur distance avec Trump. Les meilleurs seraient “presque Trump”. Les plus faibles, “pas Trump du tout”.

Dans les écoles, les élèves apprendraient bientôt une version actualisée des institutions. Le président ne serait plus le chef de l’exécutif mais “la version la plus aboutie du pays”. La Constitution, elle, resterait en vigueur tant qu’elle continue de le trouver formidable.

Plusieurs proches affirment que cette réforme répond à un vrai besoin de clarté. “Les gens étaient perdus”, explique un conseiller. “Ils entendaient 45e et 47e, ils se demandaient naturellement : qui était le meilleur ? Maintenant, la réponse est plus simple. C’est lui, dans les deux cas, et même dans les cas où ce n’était pas lui.”

Selon des fuites, Trump envisagerait déjà d’aller plus loin. Il souhaiterait que les billets d’un dollar portent sa mention “président d’origine contrôlée”, que le mont Rushmore soit agrandi pour permettre une seconde tête de lui légèrement plus satisfaite, et que les futurs présidents soient directement numérotés “après Trump”, afin d’éviter toute confusion humiliante.

Interrogés sur cette réforme, plusieurs Américains se disent finalement soulagés. “Au moins, c’est cohérent”, confie un électeur républicain. “Avant, on avait une République. Maintenant, on a une gamme.”